Margot

Comme tous les êtres présents sur cette planète, je suis venue goûter la Lumière que je
suis et la faire Rayonner dans la matière.

J’ai repris un souffle le 18 septembre 1991.   

La permanence de ce lien entre là-haut et ici s’est manifestée pour moi par une clairvoyance et une clairaudience, qui m’accompagnent toutes deux depuis l’enfance.

Tour à tour rejetées et honorées, la route sera mouvementée avant de les embrasser pleinement et les révéler dans la transparence.

Je grandis dans une société dont je ne comprends ni les motivations, ni le sens.

J’ai soif de Dieu, de Vie, des Autres…

Les enseignements que je reçois de l’école n’arrivent en rien à l’étancher et ne trouvent aucune résonnance. Heureusement, les cours de français et d’arts plastiques m’apportent l’oxygène dont je manque.

Mes questionnements intérieurs restent, pour la plupart, sans réponse et ne sont pas stimulés.

J’ai la sensation que la flamme qui m’habite faiblit peu à peu.

Jusque pendant mes années universitaires, je ressens une grande solitude… un peu comme un extraterrestre atterri par erreur sur Terre.

Les aspirations qui m’habitent semblent tellement en marge.

Désespérée par le vide de sens du quotidien que l’on me vend, j’ai plusieurs fois envisagé de mettre fin à cette expérience.

Ce à quoi je voulais goûter se trouvait ailleurs, il fallait emprunter des chemins parallèles.

C’est ainsi que mes pas m’ont menée sur la voie du Reiki à 17 ans.

Le Reiki est venu confirmer l’intuition qui m’habitait : celle du potentiel infini de la Vie qui nous habite, nous traverse et nous est accessible, à tous.

Le Reiki est un moyen de s’y relier, j’allais en rencontrer d’autres.

Jusqu’à faire sauter la nécessité, passagère, d’une forme.

La Vie allait m’emmener à expérimenter une ouverture de conscience en juillet 2015, en même temps que Matthias, qui allait devenir mon compagnon de vie.

Pendant une semaine, j’ai regardé mes certitudes s’envoler, les unes après les autres, mes croyances sur le monde se dissoudre, mon histoire personnelle et mon petit « moi » se fondre dans l’Un.

Je deviens L’Un que je suis et ai toujours été.

Je ne me sens plus séparée, ni seule, car la croyance en la séparation s’est déchirée.

Quelle Grâce que d’accéder à une perception alignée du monde, premier pas vers la connaissance, présente de toute éternité… inébranlable.  

Cette semaine d’éveil, sans nécessité de nourriture ni de sommeil, le corps atteignant un niveau vibratoire vertigineux, est venue replacer le curseur et corriger une vision du monde erronée, posée depuis la croyance en la « malcréation ». 

J’ai vu, en autres choses, qu’il n’existe que deux options à chacun d’entre nous : la peur ou l’amour.

Au détour d’un couloir, j’ai entraperçu, aussi, la toute-puissance de création émanant de l’esprit.

« Tout est croyance… jusqu’à l’accession à la Connaissance, par l’intermédiaire d’une perception ajustée » : telle a été l’une des révélations de cette expérience.

Mon regard s’est affiné et ce réajustement se poursuit de jour en jour …

La Vie irradie un autre parfum…

Sortir du rêve, c’est autant de souffrances épargnées, pour les autres, pour soi.

Sortir du rêve, c’est s’inviter à rejoindre cet Espace où tout est déjà là, dans la Paix.

En février 2018, la naissance de notre fils est venue ajouter une pierre sur ce chemin de liberté auquel ouvre le déconditionnement.

La découverte, quelques temps auparavant, du Travail de Byron Katie (avec sa traductrice française Margot Diskin) a été l’une de mes plus grandes sources d’Inspiration ainsi qu’une prise de conscience réelle du « délire mental » dans lequel nous nous enfermons, des histoires que nous nous racontons, qui ne sont ni la réalité ni la vérité et occasionnent une grande souffrance.

J’aime ce renvoi à notre responsabilité individuelle au niveau du processus créateur de la pensée et, comme Byron Katie, je suis certaine que remettre en question ses croyances est le plus beau présent que l’on puisse s’offrir à soi-même et à l’humanité.

La CNV(avec Isabelle Padovani et Michelle Guez avec laquelle j’ai pu l’expérimenter en pratique lors de deux stages) m’a ramenée tout d’abord à l’essentiel : celle de l’écoute, de l’identification de mes besoins et leur expression. J’ai aussi découvert que j’avais plusieurs parts, aux besoins différents parfois, et que les faire dialoguer pouvait m’apporter une grande détente.

Il y a une urgence à nous reconnecter à ce que nous sommes, des êtres de contribution, d’amour et de communion … et c’est le cheminement intérieur auquel nous invite la CNV.     

Oui, avec une lucidité implacable, je remarque que je n’arrive pas à exprimer mes besoins et ne m’en accorde pas le droit.

J’ai tendance à privilégier la satisfaction des besoins des autres avant les miens. Cette nouvelle prise de conscience me demande à repenser mon éducation : encore du déconditionnement, génial.

La Vie, conspirant toujours pour le meilleur, m’interroge sur mes besoins avec cet accouchement à venir. Car un accouchement, pour qu’il se passe au mieux, c’est avant tout le respect d’un certain nombre de besoins : obscurité, calme, confiance et sécurité pour n’en citer que quelques-uns.

Et, quand je pense à la naissance de notre enfant, cette fois-ci, mes besoins se font … impérieux.

Si je ne les écoute pas maintenant, quand les écouterais-je ?

Au début du 9emois, je prendrai donc cette décision de donner naissance seule et mettrai fin au projet d’AAD (accouchement à domicile) avec notre sage-femme.

En embrassant mes peurs et questionnant mes croyances, j’ai pu offrir à notre enfant une naissance à la maison, dans l’intimité de notre couple.

Mon fils a ouvert les yeux dans les mains de son père, devant la verrière qui surplombe notre bois, éclairée par la lumière d’hiver de fin d’après-midi.

Ce cadeau, je me le suis fait aussi, en tant que mère, et femme ; le cadeau d’un accouchement naturel, dans le silence et la solitude, en adéquation avec ma conscience et ma volonté éclairée.  

La présence de la grand-mère de mon fils lors de la délivrance a élargi la signification de             « famille » à celle de « Filialité ».

Au-delà des liens familiaux qui nous unissent, nous nous sommes avant tout retrouvés et réunis autour de cet événement, en tant qu’Enfants du Ciel.

En février 2019, anniversaire de la naissance de Saül, la question du prénom revient taper à la porte. Le 18, Marion laisse la place à Margot.

Margot … j’ai porté ce prénom pendant 27 ans ; il était temps pour lui aussi de naître au grand jour.

Un prénom, c’est important.

Je remercie mes proches pour leur soutien lors de ce changement.

En mai 2019, ma route croise celle d’Exi et Sonia Salvador, gardiennes de la médecine quantique avec les roses (venue du Mexique), canalisée par leur sœur.

Leur lumière et leur amour m’ont traversée.

Cette fleur vient tisser une reconnexion profonde ; je retrouve avec émotion le Ciel qui m’attend et que j’ai laissé, comme beaucoup d’autres choses, sur le bord de la route pendant un temps.

Depuis, il n’est plus un jour qui passe sans qu’une rose ne m’offre sa splendeur.

Il n’est que peu de jardins où ne veille une Rose.

De cette rencontre avec la Rose naîtra un conte philosophique, Le chemin de la Rose, en cours d’écriture ainsi qu’un oracle. Un album pour les enfants, Une fleur venue du Ciel(un conte sur l’histoire de la rose) est dans l’attente d’être édité.

Aujourd’hui, à 28 ans, il est temps de m’offrir au monde dans la transparence.

Mon histoire est celle de chacun et chacune d’entre vous …

A la joie, immense, de vous rencontrer et découvrir l’Amour que vous êtes.

Margot